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LA MENOPAUSE, UNE ETAPE DE LA VIE

L’ALIMENT ET SA VALEUR SOCIO-CULTURELLE " Relation vitale"

MANGER, C’EST BIEN SÛR UN ACTE COMPLEXE, MAIS C’EST AUSSI, UN ACTE SOCIAL ET CULTUREL. C’EST METTRE A L’INTERIEUR DE SOI QUELQUE CHOSE QUI APPARTIENT A L’EXTERIEUR. L’INDIVIDU, MAIS AUSSI LE GROUPE AUQUEL IL APPARTIENT (SOCIAL, PROFESSIONNEL, FAMILIAL) VEILLE ET SURVEILLE LA MENACE CONTENUE DANS CET OBJET EXTERNE, QUOTIDIENNEMENT SELECTIONNE, CHOISI, PUIS MODIFIE ET ACCOMODE EN VUE D’ETRE ABSORBE. ACTE DECISIF S’IL DOIT EN ETRE UN. «  LA MAIN MET DES CHOSES QU’ELLE NE PEUT ENLEVER » DIT UN PROVERBE TOUAREG POUR SOULIGNER L’IMPORTANCE DE LA SELECTION DES METS AVANT DE LES AVALER.

D’EVIDENCE, LE CORPS REPRESENTE UN UNIVERS PHYSIOLOGIQUE ET IMAGINAIRE FERME, DELIMITE, AVEC SES PROPRES LOIS ET AGENCEMENTS INTERNES, MAIS POURTANT EN PERMANENCE OUVERT, SOLLICITE, DONC DESTABILISE PAR L’EXTERIEUR. IL EST PROTEGE AUTANT QUE CONSERNE PAR LUI MEME. OR, C’EST ESSENTIELLEMENT LA NOURRITURE QUI INAUGURE CES PROCESSUS D’ECHANGE, ET CREE UN LIEN CONTINU ET REGULIER AVEC L’EXTERIEUR, AU MEME TITRE QUE LA RESPIRATION. « LE DOCTEUR M’A COUPE LE SUCRE » DIT UNE PATIENTE, « COUPER LE SOUFFLE » COMME ON DIT.

C’EST LA UNE RENCONTRE VITALE, PUISQUE C’EST DE CETTE SUBSTANCE QUE LE CORPS ELABORE SON ETAT DE CORPS, MAIS AUSSI UNE RENCONTRE DANGEREUSE, QUI, QUAND ELLE A LIEU, LUI FAIT COURIR LE RISQUE D’ABSORBER, DE CONTENIR, DE DEVENIR MEME LA CHOSE MAUVAISE, SALE OU TOXIQUE.

L’ALIMENT, PARFOIS OBJET MALEFIQUE, « DEGOUTANT », EST AUSSI OBJET D’ATTIRANCE, DE FASCINATION, QUELQUEFOIS MEME DE VENERATION. IL N ‘EST GUERE ETONNANT QUE L’ACTE D’INGESTION SOIT DANS TOUTES LES SOCIETES SANS EXCEPTION, AUTANT RITUALISE (MODALITES DE LA PRISE ALIMENTAIRE, CONSERVATION ET ACCOMODATION DE LA NOURRITURE, ASSOCIATIONS ET MELANGES DES ALIMENTS, REGLES DE SUCCESSION DES PLATS).

LES QUALITES OU NOCIVITES ATTRIBUEES AUX ALIMENTS, LA SEVERITE DES DIFFERENTES PRESCRIPTIONS ET PROSCRIPTIONS AUQUELLES ELLES DONNENT LIEU, AINSI QUE LES QUANTITES D’ABSORPTION JOUENT UN ROLE CAPITAL ET PREPO NDERANT DANS LA REPRESENTATION DU CORPS, DE LA SANTE, DE LA MALADIE ET DE PLUS EN PLUS LA GUERISON.

LA MAITRISE IMMAGINAIRE DES ALIMENTS LES ORDONNE EN CATEGORIES DE BON ET DE MAUVAIS, DE PERMIS ET D’INTERDITS :

LE BON ALIMENT GONFLE PAR LES PRINCIPES NUTRITIFS « UTILES » ET EN « JUSTE PROPORTION » PERMET UNE BONNE RECEPTION ET ACCEPTATION DE L’ALIMENT ET RENVOIE AUX IDEES POSITIVES ET RASSURANTES D’PPAISEMENT, DE MISE EN FORME, D’AERATION, DE PURIFICATION, DE CONSOLIDATION, DE CONSTRUCTION ET D’ENVELOPPEMENT.

LE MAUVAIS ALIMENT GRAS, LOURD, SUCRE, OBJET DE DEGOUT, ET ETRANGER QUI PLUS EST, LAISSE PRESSENTIR TOUS LES SCENARIOS DRAMATIQUES, CET ALIMENT MALFAISANT S’ASSOCIE AUX IMAGES DE SURCHARGE, D’ENCRASSEMENT, D’EXCES OU ENCORE, BEAUCOUP MOINS EVOQUE, DE VIDANGE. SEULES LES PRATIQUES D’ABSTINENCES (MULTIPLICITE DES REGIMES), COMPLETES PAR LES NOMBREUX RITUELS D’ELIMINATION PEUVENT, DANS LA LOGIQUE DE CES REPRESENTATIONS, REPARER ET COMPENSER LES DEGATS ET LA VIOLENCE QUI SECOUENT LE CORPS INTOXIQUE ET PARASITE PAR L’ALIMENT NOCIF.

AINSI NE A TRAVERS CES REGULATIONS, LE CONTROLE INDIVIDUEL ET L’ADMINISTRATION SOCIALE DES CONDUITES DE VIE ( CONCEPTIONS SUR LA VIANDE PAR EXEMPLE ET LES REGLEMENTATIONS QUI ENTOURENT SON INGESTION), LES REPRESENTATIONS DE L’IMPUR, DU TOXIQUE ET DE LA SURCHARGE.

EFFECTIVEMENT, SI CES INTERDITS, LIMITATIONS ET DISTINCTIONS ALIMENTAIRES, QUI REPONDENT A DES PREOCCUPATIONS ET DES MECANISMES INCONSCIENTS INVARIABLES ET PERMANENTS ETAIENT EFFICACEMENT PRIS EN CHARGE PAR LES INTERDITS ET CHATIMENTS RELIGIEUX, AUJOURD’HUI, ILS SONT EDICTES ET SANCTIONNES DE MANIERE TOUTE AUSSI PREGNANTE, ET CERTAINEMENT PLUS CONTRAIGNANTE ENCORE DU FAIT DE L’APPAUVRISSEMENT DES RITES COLLECTIFS, PAR LE DISCOURS ESTHETIQUE , DIETETIQUE ET MEDICAL, AU POINT MEME QUE LE PLAISIR S’ Y TROUVE MENACE, ET MEME DESAFFECTE.

ET AU SEIN DES MULTIPLES CONTRADICTIONS, MODES ALIMENTAIRES, ET ENJEUX ECONOMIQUES, SE REFORMULENT INLASSABLEMENT LES CATEGORIES SYMBOLIQUES ET MISES EN SCENE PHYSIOLOGIQUES QUI GUIDENT LE CORPS, ENRACINENT L’HOMME DANS SON ENVIRONNEMENT SOCIAL, CULTUREL, RELATIONNEL, NATUREL, COSMIQUE ET UNIVERSEL.

 
 
   
 
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