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DHEA, la désillusion

On l’avait parée de toutes les vertus, en particulier celle de "freiner" le vieillissement et de relancer la libido. Aujourd’hui, c’est la désillusion. Même les promoteurs de cette pilule de jouvence n’y croient plus. D’autant que des doutes planent sur son innocuité. Le point aujourd'hui. Des bénéfices limités

"Ce qui m’agace avec la DHEA, c’est que les gens ne cherchent pas à bien vieillir, mais à rajeunir. Et ça, ce n’est pas possible…", reconnaît le Pr Françoise Forette, coordinatrice avec le Pr Beaulieu de l’étude DHE age. Pourtant, la publication de cette étude (Baulieu EE. et al, PNAS, 2000) avait fait grand bruit, il y a quelques années, suscitant l’espoir fou d’avoir enfin trouvé une pilule anti-âge.

Elle laissait en effet espérer, avec la prise quotidienne de 50 mg de DHEA (déshydroépiandrostérone), une peau de meilleure qualité, une densité osseuse augmentée et une relance de la libido. "Mais dans cette étude, ces bénéfices ne concernaient que les femmes de plus de soixante-dix ans et pas du tout les hommes", précise le Pr François Piette, gériatre en région parisienne.

Pour limités que soient ces bénéfices, ils étaient, en plus, sujets à caution : selon l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), compte tenu de la multiplicité des paramètres étudiés dans cette étude (environ trente paramètres), ces effets bénéfiques pouvaient être liés au hasard.

 
 
   
 
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