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LA MENOPAUSE, UNE ETAPE DE LA VIE

LE STRESS : FLEAU DU SIECLE

Le terme stress est très répandu tant dans le langage médical que populaire, où il a subi ces dernières années une considérable inflation, souvent une extension abusive, voire un glissement de sens. Il faut dénoncer l’erreur sémantique qui consiste à utiliser le mot stress pour définir les agents stressants. Le stress est l’ensemble du processus d’adaptation psychique et physique en réponse à une situation, à une agression. Une des ultimes définitions fut : « le stress est la réponse non spécifique que donne le corps à toute demande qui lui a été faite ».

 

 

Il convient donc de distinguer les processus d’adaptation de l’organisme à toute expérience nouvelle, à toute agression venant de l’environnement qui constituent véritablement le stress et les agents stresseurs (facteurs causant le stress). Ces facteurs sont abusivement qualifiés de stress, confondant ainsi la cause et l’ensemble du processus qui en découle. Toute situation nouvelle nécessite une adaptation, toute agression physique ou psychico-émotionnelle entraîne un ensemble de réactions neurobiologiques (système nerveux central) et endocriniennes (hormonales) qui contribue à cette adaptation et éventuellement à une réponse comportementale adaptée.

Les capacités d’adaptation de chaque individu en réponse à une agression physique ou psychico-émotionnelle, varient considérablement d‘un sujet à l’autre en fonction des héritages génétiques, des capacités biologiques de l’organisme, de la structure psychologique du sujet et de ses failles, et de la valeur symbolique de l’agent stressant.

Cette capacité d’adaptation fluctue également au cours de la vie chez un même sujet. Certaines périodes, ou certaines conditions seraient plus propices à assumer le stress et d’autres moments semblent plus vulnérables aux conséquences néfastes du stress. On insiste volontiers sur la fragilité à l’adolescence, à la ménopause chez la femme, au moment de l’involution cérébrale physiologique, lors de la retraite, d’un deuil familial ou d’une séparation conjugale.

Le stress est donc un processus physiologique. Soit par la virulence de l’agent stressant, soit par le terrain sur lequel il se manifeste ou le moment où il surgit peuvent submergées et le stress peut devenir pathogène. En ce sens, le stress entretient d’intimes connivences avec la médecine et chaque médecin doit connaître les multiples facettes de ses expériences et les modalités pour répondre aux conséquences pathologiques du stress. Les travaux modernes ont bien montré que la sommation d’évènements vitaux négatifs fragilisent particulièrement l’individu ; celui-ci assume une première agression, s’épuise à assumer la seconde et dérive dans la pathologie lors de la troisième.

Certains évènements, certaines situations, peuvent avoir un retentissement émotionnel, douloureux, éprouvant, contraignant, nocif mais à l’insu du sujet. Des évènements, en apparence anodins, peuvent raviver des blessures anciennes, allumer un véritable brasier destructeur entretenu par la mémoire affective de l’homme. Nous savons maintenant que la réponse adaptative de l’organisme met en jeu de nombreux autres systèmes chimiques, monoaminergiques, hormonaux, humoraux, et immunitaires. Les recherches ont mis alors en évidence le bénéfice de prévenir ou de traiter les effets pathologiques des expériences stressantes. Ce sont toutes les thérapeutiques modernes de la gestion du stress : anxiolytiques, antidépresseurs, traitement cognitivo-comportementale d’apprentissage et les glucocorticoîdes (qui dans certaines limites, ont un rôle protecteur et régulateur important pendant et après le stress, mais pas lors de stress prolongé répété ou intense).

 

 

 

 

En conclusion, le stress est partout à chaque coin de rue, et pourtant les indications d’un traitement pour ce stress sont très limitées. Avant de traiter, il conviens de savoir ce que l’on traite et pourquoi. En effet la conception actuelle uniciste du stress, il n’y a pas un stress mais des stress on parle de « mosaïque de réactions ». L’un des paramètres, dont on mesure tous les jours un peu plus l’importance, c’est ce qu’on appelle « le coping ». cette expression comprend aussi bien le traitement cognitif (comportemental) que le type d’attitude que l’individu va développer fa ce à des agents stressants « stressors ». Les recherches ont montré que face à une même situation, la tentative de contrôle de la situation est associée à une libération de catécholamines (hormones sécrétées par la glande médulo-surrénale) alors que la perte de contrôle induit une augmentation de la cortisolémie (hormone sécrétée par la corticosurrénale). Il faut donc se méfier, dans ce domaine du stress, des raisonnements simplistes qui conduiraient à « corriger » des réactions physiologiques faisant suite à un stimulus.

Au total, le stress, le surmenage, les évènements de la vie de tous les jours interagissent probablement sur tous les viscères (appareil cardio.vasculaire, endocrinien, digestif, les défenses immunitaires, et en psychiatrie). Il faut s’éfforcer avant tout de rassurer les gens sur la gravité de leur état. Il faut surtout leur faire comprendre qu’il faut « prendre son temps » pour manger, se reposer, travailler, dormir, se distraire. Aucun régime alimentaire, aucune médication au long court ne permet de s’en passer. Une meilleure connaissance de soi, grâce notamment aux méthodes autogènes qui peuvent constituer chez les personnes stressées un appoint thérapeutique important (activité sportive, training, la relaxation……).

 
 
   
 
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