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On définit l'hypoglycémie par une glycémie inférieure à 0.50 g/l.

Il faut distinguer les hypoglycémies survenant lors du diabète traité par insuline ou sulfamides hypoglycémiants, des hypoglycémies survenant en dehors du diabète. 

Hypoglycémies en dehors du diabète  :

On distingue les hypoglycémies organiques (ou hypoglycémies à jeun) et les hypoglycémies réactives (ou hypoglycémies post prandiales).

Les hypoglycémies organiques : sont secondaires à un trouble de la régulation de la glycémie que l'on peut objectiver : sécrétion inappropriée d'insuline, diminution de la néoglucogénèse ou de la glycogénolyse, etc... Inversement

les hypoglycémies dites réactives : comportent la plupart du temps des symptômes neurovégétatifs d'hypoglycémies, sans dysfonctionnement de la régulation glycémique, avec une insulinémie en rapport avec le taux de glucose circulant.

L'interrogatoire permet dans la grande majorité des cas une première orientation diagnostique, évitant la multiplication d'explorations complémentaires ou d'hospitalisations inutiles.

Hypoglycémies organiques :

Les hypoglycémies organiques de cause évidente :

En cas de suspicion d'hypoglycémie organique, il convient d'éliminer un certain nombre de diagnostics étiologiques avant d'avoir recours à l'épreuve de jeûne et à des investigations plus poussées.

  • Hypoglycémies médicamenteuses et toxiques
  • L'alcool
  • Hypoglycémies d'origine endocrinienne : l'insuffisance surrénalienne primitive ou secondaire à l'arrêt des corticoïdes, de l'insuffisance hypophysaire, de l'hypothyroïdie.
  • Hypoglycémies tumorales extrapancréatiques:
    Il s'agit de tumeurs dans 45 % des cas mésenchymateuses rarement bénignes (fibromes, neurofibromes, mésothéliomes), plus souvent malignes (sarcomes), soit intrathoraciques, soit abdominales.
    Le diagnostic repose le plus souvent sur la découverte d'une tumeur volumineuse.
  • Hypoglycémies multifactorielles :
    cachexie, médicaments, insuffisance rénale ou hépatique, lors d'un état de choc ou d'un syndrome septique aigu...

L'insulinome :

Une tumeur endocrine (petite tumeur du pancréas) responsable d'une sécrétion inappopriée d'insuline. Au moindre doute faire un dosage d’insulinémie – peptide c couplée à une glycémie à jeun et post prandiale.

Traitement de l'hypoglycémie organique :

C'est un traitement urgent compte tenu du risque de neurologique et vital.

Hypoglycémies en dehors du diabète :

L'hypoglycémie réactive ou hypoglycémie post prandiale :

 C'est le diagnostic le plus fréquent. Ce sont, la plupart du temps, des symptômes d'hypoglycémie, alors qu'une hypoglycémie réelle est rarement mise en évidence.

 Traitement :

Celui-ci repose avant tout sur une prise en compte par le médecin de la pénibilité des symptômes rapportés par le patient. Ces symptômes étant réels, et en tout cas, réellement responsables d'un mal-être, des solutions thérapeutiques doivent être proposées au patient même en l'absence d'hypoglycémie constatée sur les prélèvements. Ces mesures thérapeutiques peuvent associer :

  • Des mesures diététiques : fractionnement des repas, diminution de l'apport en aliments d'index glycémique élevé, augmentation de l'apport en aliments d'index glycémique bas et en fibres. Suppression de l'alcool.
  • Une prise en charge psychologique avec recours éventuel à un traitement anxiolytique.
  • Un traitement par bêtabloquants qui pourrait diminuer l'intensité des symptômes neurovégétatifs.
  • Un traitement par acarbose (GLUCOR) diminuant l'hyperglycémie post prandiale pourrait être efficace.

Elle peut survenir chez le diabétique insulino-dépendant traité par insuline, ou chez le diabétique non insulino-dépendant traité par insuline ou par sulfamides hypoglycémiants. L'hypoglycémie est fréquente et grave, voire mortelle sur certains terrains : alcoolisme, insuffisance rénale, insuffisance hépato-cellulaire, dénutrition, grand âge.

Les symptômes d'hypoglycémies sont les mêmes que ceux décrits précédemment .

 
 
   
 
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