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LA MENOPAUSE, UNE ETAPE DE LA VIE

LA MENOPAUSE, UNE ETAPE DE LA VIE

A quarante-huit ou cinquante ans, en pleine activité et lorsque les enfants sont déjà grands, tout à coup survient un moment de panique.

Sans que l’on s’y attende, les menstruations (les règles) ne viennent pas au moment où l’on s’attend à les avoir. On se précipite alors sur le test de grossesse….qui, heureusement, se révèle négatif. Ce sont là les premiers signes d’un changement dans la vie de la femme : l’installation de la ménopause.

Par définition, la ménopause est l’arrêt des cycles menstruels (des règles) plus d’un an. Elle est donc fixée au terme du douzième mois d’absence des règles.

Le principal symptôme de la ménopause est donc l’irrégularité des cycles menstruels pour disparaître complètement, mais le symptôme le plus contraignant étant les bouffées de chaleur, très fréquentes, sont dues à la déstabilisation des centres nerveux responsables de la régulation du calibre des vaisseaux et de la production de chaleur.

Sur le plan des mécanismes, la ménopause est due à la diminution de la production des hormones féminines par les ovaires « oestrogènes et progestérones ».

Lorsque celles-ci disparaissent, les fonctions qu’elles exercent dans le corps de la femme ne sont plus assurées du tout. Il s’ensuit alors une série de troubles, le plus important après les bouffées de chaleur est la sécheresse vaginale, qui associée à une diminution du désir sexuel rend + ou - difficile tout acte sexuel.

Les difficultés psychologiques sont d’intensité variable allant de l’irritabilité, indécision, à une humeur légèrement dépressive, parfois des maux de tête, vertiges, palpitations, insomnies, et fatigue pouvant même dévier le diagnostic vers une autre maladie et nécessiter des explorations plus poussées.

D’autres surviennent à plus long terme, la plus connue et certainement la plus médiatique d’entre les modifications à long terme est « l’ostéoporose », maladie d’évolution silencieuse.

Cette fragilisation progressive de l’os, liée en partie à la diminution des oestrogènes, se poursuit jusqu'à la fin de la vie, Les oestrogènes pendant la période fertile de la femme, favorisent la calcification des os et augmentent l’absorption intestinale du calcium. Pendant cette période, les os se déminéralisent et deviennent poreux, c’est à dire criblés de trous et peuvent se fracturer facilement. On parle alors c’est l’ostéoporose post-ménopausique.

l’ostéodensitométrie est l’examen de routine pour déceler la perte osseuse, mais l’idéale serait de réaliser en périménopause l’ostéocalcine plasmatique tous les six mois : une hormone pour évaluer le capital osseux  (selon la dernière étude de DELMAS).

Peuvent également survenir des troubles cardiovasculaires après la ménopause car il semblerait que les femmes bénéficient avant la ménopause d’une protection vis-à-vis des maladies cardiovasculaires par rapport aux hommes, cette différence tend à s’estomper après la ménopause. Elles voient par exemple leur taux de graisses (cholestérol et triglycérides) se modifier dans le sang.

Le traitement hormonal substitutif (THS) permet le plus souvent d’endiguer tous ces troubles et stabiliser les facteurs de risque, mais ce traitement ne sera instauré qu’après avoir effectué une mammographie, et un frottis cervico-vaginal.On peut même voir des modifications physiques notamment l’apparition de poiles sur le visage c’est l’hirsutisme post-ménopausique qui n’est pas pathologique.

En parallèle surgissent des problèmes de peau à type d’acné et d’eczéma des jambes. L’absence d’hormones provoque une déshydratation des couches superficielles de la peau ce qui entraîne une sécheresse cutanée. La peau devient plus fragile et vulnérable à l’action des rayons ultraviolets où le vieillissement de la peau se fera alors sentir de manière plus nette. L’utilisation de produits cosmétiques adaptés à l’état de la peau est vivement recommandée, il existe des médicaments qui corrigent certains aspects du vieillissement cutané.

Avec la baisse du taux d’hormones féminines, la femme ménopausée ressent des sentiments et des troubles qui affaiblissent sa résistance physique et psychique face aux évènements de la vie. Plus fragile, elle se sent plus attrayante et plus irritable, avec toutes les répercussions sociales, familiales, sexuelles, et autres.

Au niveau de la vie de famille, les choses évoluent également : les parents vieillissent et deviennent grand-parents, les enfants se marient et quittent le nid, laissant le couple seul et parfois le vide est énorme.

Devant tous ces troubles (sécheresse vaginale, diminution du désir sexuel…), la relation avec le conjoint peut se compliquer, et la femme peut douter de son pouvoir de séduction ce qui diminue encore son désir sexuel. Il faut donc réapprendre à se comprendre, recréer une nouvelle intimité, une nouvelle relation avec de nouveaux projets. Face à ces anomalies, le premier remède consiste à consulter un médecin spécialiste (Endocrinologue ou gynécologue) qui vous orientera vers des solutions adaptées à votre cas. L’autre remède est non des moindres, est de parler avec le mari, souvent on se rend compte que lui aussi présente des faiblesses liées à l’âge, essayer de bouger, de faire du sport :

la gymnastique, la marche, le vélo, ou tout autre sport permettant non seulement d’améliorer les fonctions cardio-vasculaires et métaboliques mais également de favoriser de nouveaux contacts sociaux.

Ce qu’il ne faut jamais faire est de rester seule avec vos problèmes, qui après tout, sont naturels. Alors gardez la forme, confiez vous et restez belle…..MAIS PENSEZ AU TRAITEMENT HORMONAL DE LA MENOPAUSE (THS).

 
 
   
 
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