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QUAND L’OS DEVIENT FRAGILE 

Nous savons qu’au cours de la vie l’os est en perpétuel remaniement, a chaque instant, il se renouvelle. Pendant la croissance et jusque vers 30-35 ans, la masse totale d’os qu’un individu possède s’accroît. Puis, cette masse reste stable pendant quelques années.

Ensuite, à partir de 40-45 ans, la masse osseuse diminue. Ce phénomène lié au vieillissement s’accélère encore, chez la femme, dans les 15 années qui suivent la ménopause. Cette fragilisation progressive de l’os, en partie liée à la diminution des oestrogènes, se poursuit jusqu’à la fin de la vie. C’est l’ostéoporose   

C’est la plus connue et certainement la plus médiatique d’entre les modifications à long terme. Elle est d’autant plus importante à connaître qu’elle s’installe sournoisement.

Véritable maladie à évolution « silencieuse », elle ne s’annonce pas par différents symptômes. Les complications surviennent qu’après que l’on se rend compte de son existence, à moins de s’être posé certaines questions initialement.  

Chez la femme ménopausée, comme le phénomène est accéléré par l’arrêt de la production des oestrogènes, on parle alors d’ostéoporose post-ménopausique. Elle atteint 25% des femmes après 50-55 ans, alors qu’il reste moins élevé chez l’homme.

Le risque de fractures  :

La masse osseuse ne peut diminuer sans conséquences dommageables. A partir d’un certain niveau en dessous duquel il faut éviter de descendre, l’os n’est plus assez résistant face aux charges qu’il doit supporter au cours des gestes quotidiens : il risque de se fracturer.  

On doit donc bien connaître le seuil de chaque individu : c’est le seuil de fractures. Si ce seuil est dépassé l’ostéoporose s’accompagne de diverses complications. Ce sont des tassements vertébraux et des fractures. Autrement dit, les vertèbres s’écrasent littéralement sur les autres. Quant aux fractures, la plus connue est celle du col du fémur, mais les poignets sont fréquemment atteints eux aussi.  

Conséquences :  

Les conséquences ne sont pas toujours des fractures. En cas de tassement vertébral, des douleurs de type sciatique peuvent se faire sentir dans le dos ou dans les jambes. La taille diminue et progressivement s’installe une incapacité à se mouvoir de plus en plus marquée.

D’ailleurs, même en cas de fracture, il peut en résulter un handicap permanent qui réduit la mobilité, augmente la dépendance, le regard des autres et entraîne peu à peu la personne atteinte dans le rétrécissement du cercle de ses relations.

 Les hommes aussi

 Puisque tout individu perd de la masse osseuse à partir de 35-40 ans, le risque d’ostéoporose concerne aussi bien l’homme que la femme. Cependant, il est moins élevé chez l’homme.

En effet, le capital osseux masculin de départ est plus important que celui de la femme et les pertes de la masse osseuse sont plus progressives.

Il reste mieux protégé que la femme contre l’ostéoporose par la production d’androgènes, qui évitent aussi la dégradation osseuse et sont produites en quantités nettement plus grandes que chez la femme ménopausée.

Ainsi, l’ostéoporose survient plus tard chez l’homme, vers l’âge de 70-75 ans.

Certains femmes sont protégées  

S’il est vrai que les femmes perdent de la masse osseuse avec l’âge, elles ne sont pas toutes menacées par l’ostéoporose.

Les obèses sont relativement protégées parce qu’une certaine quantité d’œstrogène est produite au niveau des tissus graisseux

Certaines femmes présentent un capital osseux plus important, fixé en grande partie par l’hérédité. Une part importante de la masse osseuse est déterminée par des caractères de type familial. Il se constitue au moment de l’adolescence.

Toutefois, le mode de vie pendant la jeunesse a une grande importance également. Un apport en calcium suffisant par l’alimentation, ainsi que l’activité sportive et l’abstention du tabagisme sont des facteurs majeurs pour la constitution d’un capital osseux important.

 Les jeunes doivent savoir

Ainsi, la lutte contre l’ostéoporose débute dés la naissance et se poursuit tout au long de la vie. C’est pendant l’enfance et l’adolescence qu’il faut adopter de bonnes habitudes :

. Consommer du calcium dans son alimentation

. Eviter le tabac et la consommation excessive d’alcool

. Faire de l’exercice physique  

Au moindre doute, il faut parler à son médecin du risque d’ostéoporose. S’il le juge nécessaire, il demandera des examens qui permettront de la détecter et même d’en mesurer l’importance. L’un de ces examens est l’ostéodensitométrie (mesure la densité osseuse). Il s’agit d’un examen inoffensif apparenté aux examens radiologiques. Actuellement le dosage plasmatique d’une hormone appelée ostéocalcine s’avère très intéressant pour évaluer le capital osseux, ce dosage se fait tous les six mois à partir de 40 ans chez la femme et 60 ans chez l’homme (d’après la dernière étude DELMAS).  

Si on découvre une ostéopénie (diminution de la masse osseuse), il est impératif de commencer le plutôt possible une thérapie vitamino-calcique sous forme de cures de trois mois. Un traitement hormonal de substitution sera préconisé chez la femme dés le début de la ménopause après avis du spécialiste (endocrinologue ou le gynécologue).

Pour les personnes de plus de 50 ans l’apport de calcium de pharmacie sera envisagé lorsque l’alimentation est insuffisante, même si la densité osseuse reste normale et c’est le cas le plus fréquent.

Facteurs favorisant l'appartion précoce de l'osteoporose

  • L’âge
  • La maigreur
  • La petite taille
  • Le tabagisme
  • L’alcool
  • L’apport calcique insuffisant
  • Le manque d’exercices physiques
  • La ménopause précoce naturelle ou chirurgicale
  • La durée de la ménopause non traitée certaines maladies et certains traitements
 
 
   
 
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