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LA MENOPAUSE, UNE ETAPE DE LA VIE

Cancers et kystes de l'ovaire

Les cancers de l’ovaire

Les cancers de l'ovaire peuvent être primitifs ou secondaires, c'est-à-dire métastatiques (une tumeur secondaire de l'ovaire dont l'origine est un cancer digestif). Il existe parfois des facteurs héréditaires.

Les symptômes sont banals : troubles des règles (métrorragies) avec douleurs pelviennes. Une ascite (épanchement liquidien dans la cavité péritonéale), une pleurésie (épanchement liquidien dans la plèvre, autour du poumon) sont possibles.

Le toucher vaginal montre un gros ovaire, la coelioscopie ou la laparoscopie permet le diagnostic. Parfois des métastases pelviennes, abdominales, au niveau du foie ou de la plèvre sont révélatrices.

Le traitement est chirurgical : on parle d’exérèse c’est-à-dire d’ablation. A la chirurgie sont associées la radiothérapie et la chimiothérapie.

Les dosages sériques de l'antigène CA 125 et de l'antigène CA 72-4 permettent de surveiller les effets du traitement.

Les kystes de l'ovaire

Ces tumeurs peuvent être comparées à des poches dont le contenu est liquide. Elles peuvent s'observer à tous les âges de la vie.

Sous le terme de kyste de l'ovaire, on distingue :

  • Les kystes organiques qui sont des tumeurs de l'ovaire, partiellement liquidiennes, en général bénignes, qui doivent être enlevés chirurgicalement car ils peuvent se compliquer ou dégénérer ;
  • Les kystes fonctionnels qui évoluent au cours du cycle menstruel et doivent être respectés, c'est-à-dire non opérés.

Les signes de la maladie

C'est souvent une découverte fortuite, lors d'un examen médical pratiqué pour une toute autre raison.
Parfois, le kyste de l'ovaire entraîne quelques petits symptômes :

  • Des pesanteurs pelviennes, des tiraillements dans le petit bassin ;
  • Des signes de compression vésicale ou rectale (dysurie, pollakiurie) ;
  • Des troubles des règles (absence ou aménorrhée, règles peu abondantes ou oligoménorrhée, règles douloureuses ou dysménorrhée) ;
  • Une stérilité...

Ce sont les touchers pelviens qui permettent le diagnostic : toucher vaginal surtout et toucher rectal. Le diagnostic est ensuite confirmé par l'échographie ou la coelioscopie.

Evolution de la maladie

L'évolution spontanée est émaillée de nombreuses complications :

  • Torsion : violente douleur dans le bas du ventre à début brutal avec nausées, vomissements, troubles du transit sans fièvre ;
  • Hémorragie intra péritonéale ;
  • Rupture avec péritonite (douleur aiguë, état de choc, arrêt du transit intestinal, contracture des muscles de l'abdomen) ;
  • Infection : pelvipéritonite ;
  • Dégénérescence cancéreuse (douleurs pelviennes, ascite hémorragique, amaigrissement rapide) ;
  • Au cours de la grossesse : les kystes peuvent se compliquer (torsion, infection, rupture).
  • Un kyste abdominal peut gêner l'accouchement (dystocie mécanique). Les kystes pelviens forment des obstacles irréductibles à la descente du foetus. L'intervention chirurgicale sur le kyste se justifie au cours du 4° mois une fois que le placenta remplace l'ovaire sur le plan hormonal.

Traitement

L'indication opératoire est formelle en cas de kyste organique, soit ablation de l'ovaire seul (ovariectomie) ou avec la trompe (annexectomie), soit ablation du kyste (kystectomie).

Les kystes fonctionnels de l'ovaire

Ces tumeurs kystiques non proliférantes sont dues à un trouble fonctionnel et régressent spontanément ou sous l'effet d'un traitement médical.

[?] Les signes de la maladie

La patiente se plaint de douleurs pelviennes et de troubles des règles (retard, métrorragies etc...)

Le toucher vaginal permet au médecin de percevoir un ou deux gros ovaires douloureux. La taille des ovaires est variable chez une même patiente en fonction de la période du cycle.

Examens et analyses complémentaires

L'échographie pelvienne est primordiale.
La coelioscopie est nécessaire en cas de doute
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